Flemme.

Par piperatapuella :: 11/02/2008 à 4:26

 

Il fallait bien que ça arrive... Chaque année, à peu près à la même période, mes bonnes résolutions sur le travail scolaire s'envolent et ma véritable nature de fainéante me rattrape. J'ai la fleeeeeeemme.

 

Cette année, petite nouveauté: je parviens à déterminer un des éventuels facteurs de ma flemmingite.

 

Vous vous rappelez de ce que je disais dans mon dernier article, comme quoi j'aurais "quelqu'un en vue" d'un peu "compliqué" qui me ferait faire des trucs à la con? Eh bien! C'est conclu avec ce "quelqu'un en vue". Oui oui je sais c'est tout simplement merveilleux que pouvait-il m'arriver de mieux en ce milieu d'année (censé être) laborieux.

 

Ben justement...

 

J'ai l'impression que cette histoire me détourne de mon travail. Mais un peu trop. Oui, vraiment, pour tout dire, en deux semaines, j'ai travaillé deux heures (horreur)

 

Et pourtant, il est très très loin de me pousser à la dérive: il est même prêt à couper son portable à chaque fois que je l'appelle, pour que je ne perde pas mon temps dans des conversations se résumant à des "je t'adore" et des "je n'arrête pas de penser à toi", des conversations à très haut niveau intellectuel somme toute.

 

Si c'est pas une belle preuve d'amour ça.

 

Mais je pense à lui quand même, je me fais même des films sur notre futur idyllique, il serait directeur commercial, je serais agrégée d'anglais... Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même... et c'est ça qui m'énerve... encore plus que d'avoir deux disserts en retard... Moi qui me suis promis que jamais ô grand jamais un garçon ne m'éloignerait de mes sacro-saintes études... Eh bien à cause de lui je suis terrorisée à l'idée d'entamer cette p*tain de version latine (il est 22h40) (je dois la rendre demain)

 

Mais comme ça fait du bien d'avoir autre chose en tête que le plan réticulaire de Chambéry ou le vocabulaire espagnol sur les insectes préhistoriques!

 

 

 

Les vacances.

Par piperatapuella :: 05/01/2008 à 5:54

Très bonne année à tous les internautes !

 

Voilà, les vacances touchent à leur fin. Elles emportent avec elles l’année 2007, la cigarette dans les bars, et surtout l’oisiveté à laquelle on s’habitue si vite, si facilement. Elles ne laissent qu’un goût amer, parce qu’on sait bien qu’on n’aurait jamais dû se laisser autant aller, qu’on arrivera jamais à tout faire pour la rentrée… Mais pourquoi la prof de français veut-elle absolument qu’on fasse ce dossier iconographique sur Aphrodite en culture de l’antiquité ? Pourquoi nous ont-ils rajouté cette matière, si c’est pour ne rien faire en cours et se taper une tonne de boulot en plus ? Ils veulent nous achever ? Et puis mince, pourquoi ont-ils réformé l’hypokhâgne pile poil au moment où je l’ai intégrée…

 

Je sais bien que je me plains trop. Parce que l’hypo, ce n’est pas l’enfer. C’est juste que j’appréhende quelque peu la rentrée : les khôlles redémarrent, les exigences de la prof-de-français-prof-de-latin-prof-de-culture-de-l’antiquité-prof-de-grec-prof-principal aussi. Et puis le rythme. Je ne me grise pas à l’idée de me remettre en selle. Je me demande comment je vais rattraper le sommeil en retard, retard que j’étais précisément censée combler pendant les vacances. Oui, parce que même dormir est une corvée en vacances… Mon corps et mon esprit sont ankylosés à coups de Plus belle la vie et de rêverie perpétuelle.

 

Mais j’exagère en disant que ces vacances ont été vides (comme elles sont supposées l’être, si l’on se souvient de l’étymologie du terme, que l’on devrait bien plus souvent rappeler aux professeurs) ; les vacances nous détournent évidemment de nos préoccupations quotidiennes, et nous permettent de nous concentrer sur autre chose. L’hypokhâgneuse qui est en moi s’est donc passagèrement envolée,  pour laisser entièrement place à une jeune fille de 18 ans, à ses envies, à ses questions existentielles à la con, à ses sentiments… La jeune fille a quelqu’un en vue : à la fois elle fonce et elle est freinée par sa paranoïa débile… En même temps, elle a de quoi, l’histoire est un peu compliquée à l’origine. La cible aussi. C’est d’ailleurs peut-être cela qui lui plaît tant. Mais elle en a assez de ne penser qu’à ça, et elle serait bien aise de reprendre les cours pour oublier les doutes qui lui font ronger ses ongles.

 

Pour me changer les idées, j’ai lu Sade ; ce qui a bien sûr suscité plusieurs interrogations : pourquoi, effectivement, nous embarrassons-nous de la morale, qui nous entrave tant ? Pourquoi, même de nos jours, sommes-nous réticents à tenter certaines expériences, qui ne font du tort à personne et qui pourraient même nous procurer du plaisir ? Aurions-nous peur du plaisir ? Pourquoi glorifions-nous les dévotes et flagellons-nous les actrices pornos ? J’ai l’impression qu’on se casse souvent la tête pour rien, et que cette attitude est à peu près aussi absurde que le fait que Sarko soit au pouvoir (ouaou, super l’analogie faite à 05 :30 du matin…).

 

Voilà, j’ai écrit un article qui sent bon l’approche de la rentrée, sur les instances pressantes de tite_loon, et légèrement inspiré d’Anna-Stella, dont j’apprécie beaucoup les longs billets désespérésJ.

Le khônkhôurs blanc.

Par piperatapuella :: 17/12/2007 à 21:07

 

 

Non!! Il y a encore des gens qui viennent voir mon blog!! (hihi).

 

Bon, pour ce grand événement qui marque la vie de tout prépateux qui se respecte (oui oui le KB), il fallait que je fasse un article.

 

Tout d'abord c'est très chiant de fêter ses 18 ans en planchant sur le littoral atlantique français . J'ai encore fait une carte totalement vide (genre y'a trois axes de communication). Mais le plus drôle c'est certainement ma dissert: le plan ne veut rien dire, j'ai fait un vieux mix des bribes de cours et de relectures de cours que j'ai retenues... Enfin! Osef, c'est la géo.

 

En anglais, je n'ai pas pu me concentrer. Non, je ne pouvais pas, la prof de français nous surveillait et me regardait d'un air rigoriste, du genre "Allez Piperata, concentre-toi, je sais que tu peux le faire; tes problèmes d'hyperactivité ne justifient pas ta distraction" (oui oui elle a décelé mon côté taré qui ne peut pas rester en place. Quand j'étais petite, j'étais terrible^^). N'empêche, j'ai fait tomber mon marqueur, le bouchon de mon stylo plume, le bouchon de ma petite bouteille de coca et mon style noir une bonne dizaine de fois, j'ai sucé mon crayon en regardant le reste de ma classe s'activer à mort une bonne (petite?) heure... J'ai dû speeder: une demi-heure la traduction, et je n'oserai vous dire combien de temps j'ai mis pour faire le commentaire (pas très pertinent lui non plus). Ce fut dur. Mais bon, tout ce que je voulais, c'était m'enfuir de cette horrible salle où je tremblais de je ne sais même pas quoi, ce n'était ni de peur, ni de froid, ni de... ni de... (allez vite trouve un rythme ternaire!) c'était peut-être de fatigue. 

 

Enfin, la libération: et là, on se dit qu'il nous reste encore 4 jours à souffrir... Omg.

 

A suivre (si j'ai la foi).

 

L'image: moi en train de bugger sur la prof de français.

En cours d'anglais...

Par piperatapuella :: 23/11/2007 à 18:31

 

  Marde marde marde, j'aurai sûrement des devoirs à faire pour le 16 juin!...

 

 

 

 

 

Commentaire de texte.

Par piperatapuella :: 07/11/2007 à 1:19

Introduction

 

Hier soir, j’étais sur msn (je suis totalement accro à ce merveilleux programme grâce auquel j’arrive à taper sur les touches du clavier vite et sans regarder les doigts ouééé). Je papotais tranquillement avec des copains quand tout à coup P., mon ex, se connecte (s’il lit cet article je suis morte). Il y a marqué dans son message perso « C’est moi, vraiment moi ». C’est lui, vraiment lui. Je ne peux réprimer un sourire. Mon cœur se met à battre la chamade, je transpire, mes mains deviennent tellement moites que mes doigts glissent sur les touches et j’écris n’importe quoi. Je ne peux pas m’empêcher de baisser toutes les fenêtres pour regarder d’un air rêveur son pseudo, là, affiché dans le groupe « ex-khâmarades de mon ex-lycée », dans la fenêtre msn couleur fushia. Mais que vais-je faire ? Dois-je lui parler, l’ignorer, le bloquer et le supprimer pour ne plus être tentée de lui adresser la parole dès qu’il se connecte ? Pourquoi me fait-il toujours autant d’effet alors que c’est MOI qui ai voulu mettre un terme à notre relation ? Vaut-il la peine que je m’emballe comme ça pour lui ? Je ne sais pas, j’hésite, et puis finalement sans réfléchir je lui parle ; on remarque différentes parties dans la conversation, dont on s’efforcera d’éclairer certains points.

 

Développement

 

Bon, première étape : lui parler me stresse terriblement mais, en bonne masochiste, je le fais quand même.

(21:31)Piperata puella : Coucou

(21:31)P : yo

(21:31)Piperata puella : Ca va ?

(21:32)P. : Mouai

Tout d’abord, il faut présenter l’interlocuteur : il est en PCSI à G, la grande prépa des taupins scouts et jésuites. Il me répond deux secondes après que je l'ai(e?) salué (peut-être savait-il que j'allais lui adresser la parole et peut-être avait-il déjà ouvert la fenêtre de conversation? Non ok je me fais trop de films là...). Le « mouai » du début souligne bien l’enthousiasme qu’il ressent  à l’idée d’engager une conversation avec moi. Mais ce n’est pas grave, je ne lui parle pas parce que je suis prise d’un élan d’altruisme, mais pour satisfaire mon incoercible curiosité.

(21:32) P.:

je reprends les cours dans deux jours

(21:32) P.:

ça a des allures de fin du monde

(21:32) Piperata puella :

A ce point? C'est si dur?

(21:33) P. :

vi c'est dur

(21:34) P. :

c'est déprimant aussi

(21:34) P.:

mais bon quand fut y aller faut y aller

(21:34) Piperata puella:

C'est sûr ^^ Oh mais je suis sûre que tu te débrouilles bien non?

(21:34) P. :

ba...

(21:34) P.:

 non c'est sur je susi aps dans les pires

(21:35) P. :

mais je susi pas non plus dans le peloton de tete

« C’est sûr »… parce que P. ne peut minorer par essence, ou bien parce qu'il a remarqué qu'il avait un bon classement? Bref, c'est sûr a priori ou a posteriori? Connaissant P., je pencherais pour la première hypothèse.

(21:35) Piperata puella :

Allez, t'auras quand même l'étoile 

(21:36) P.:

je croise très fort les doigts

(21:36) P.:

sinon ça aura servit à rien que je fasse tout ça

(21:36) P.:

et ça ça me dégouterais vraiment

Ah, la fameuse étoile… Monsieur considère que s'il ne l’a pas, il est condamné. Bon, ça, à la limite, on ne  peut peut-être pas le lui reprocher ; il est vrai qu'en étoile on bosse plus, on voit toutes les astuces qui permettent d'avoir l'X ou l'ENS. Mais bon! De là à dire que s'il ne l'a pas, tout ça n’aurait servi à rien ? On peut être ambitieux, mais certainement pas aussi ingrat.

(21:37) Piperata puella :

les gens sont sympas?

(21:38) P. :

ouaip la classe est cool

(21:38) P.:

j'ai aps mal de potes

(21:39) P.:

et psui le premier jour j'ai fait un discour devant 800 personne plus la directrice

(21:39) P.:

alros j'ai ma réput

« J’ai ma réput » ? K K Quelle modestie ! C’est quoi cette façon de me sortir ouais t’as vu moi j’ai fait ça je suis un héros ! 800 personnes + la dirlo et on se sent plus…

(21:48) P. :

un moment on avait des jeux organisé par les spé spices (les écos)

(21:49) P.:

ils ont triché comme c'est pas permi!!

(21:49) P.:

on s'est bien marré mais bon

P. se déchaîne: il me sort trois répliques dont le contenu est on ne peut plus pitoyable : pff, ils ont triché alors que c’est nous qui devions gagné c’est pas juste je vais le dire à la directrice ça va deux secondes hein… Je reste calme et poursuis mon interrogatoire :

(22:02) Piperata puella :

et vous avez pas eu de bizutage?

(22:02) P.:

non mais on a eu une semaine d'intégration

(22:03) P.:

même chose que le bizutage sauf qu'ua lieu de vouloir nous humilier pour se marrer, les spé ont cherché à  nous faire marrer nous, pour qu'on s'intègre et qu'on apprenne à se connaitre

(22:06) Piperata puella :

C'est super comme état d'esprit!

"ua lieu de vouloir nous humilier pour se marrer": mais attends, à quoi fais-tu allusion là mon P.? A la douce époque (qui date d'il y a quelque 3 ans) où les carrés et les cubes s'amusaient à faire manger du vomi aux bizut de G? Ou bien aux autres lycées où tout est merdique, même le bizutage?

"Les spé ont cherché à  nous faire marrer nous, pour qu'on s'intègre et qu'on apprenne à se connaitre" : On tombe dans du « j’aime mon prochain » made in G. Moi, bien sûr, je fais l’hypocrite admirative.

(22:07) P.:

tiens au fait

(22:07) P.:

j'ai aucune nouvelles de S.

(22:07) P.:

j'ai essayé son portable rien, son msn rien

(22:07) P.:

il me reste plusq u'a écrire

Mais oui. Il se fiche bien de savoir si je suis au bord du désespoir ou bien si je vais parfaitement bien ; en revanche, S.… grmchbl.

Alors que la souris se dirige avec détermination vers le petit bonhomme vert "bloquer ce contact?", je me dis "et merde" et, bien sûr, je lui donne des nouvelles de S.

(22:13) Piperata puella:

Elle voulait savoir comment ça se passait pour toi à G etc

(22:13) Piperata puella :

je pense qu'elle va aller au forum du 1er décembre

P. me répond que lui ne pourra pas venir. J’ajoute alors :

(22:15) Piperata puella :

Ah dommage... vous auriez pu vous voir

Mes trois dernières réponses ne montrent-elles clairement pas que je me sers de S. pour parler de moi ? Haha, beau procédé que je remarque a posteriori et que P. n’a certainement pas vu (c’est un garçon et, surtout, c’est un taupin…).

Pour finir :

(22:17) P.:

bon sur ce je vais aller prendre mon bain avant qu'il soit trop tard

(22:17)

Vous avez envoyé un wizz.

(22:17) Piperata puella:

Pardon!

(22:17) Piperata puella:

Je me suis trompée

(22:17) P.:

XD

(22:20) Piperata puella:

Bon eh bien... bon bain 

Ce satané wizz que j’ai lancé par mégarde… a-t-il une signification ? Très sincèrement, je pense qu’il traduit un certain trouble qui s’est éveillé en moi (le bain… quoi de plus érotique ?).

 

Conclusion

 

P., naturellement condescendant, a une nouvelle fois montré à quel point il pouvait être altier, dédaigneux et influençable : l’air malsain de G l’a déjà contaminé. Quel dommage, mais en même temps que dire ? Je devais m’y attendre, tout comme à son manque de courtoisie et de finesse. On peut alors se demander : pourquoi est-on toujours attiré par ceux qui ne sont pas faits pour nous ?

(Pensez-vous que si P. découvre ce billet, je risque des poursuites ?)

Merci à tite_loon pour cet article.

 

 

 

Le Latin.

Par piperatapuella :: 01/11/2007 à 4:30

 

Il y a deux jours, j'ai emménagé mon pc dans ma chambre (ouéééé). Il m'a donc fallu faire de la place dans ma niche de 9m ²: après maintes tergiversations, j'ai décidé de me séparer d'un gros carton plein de bouquins (snif) de toutes sortes, que j'avais entreposé dans un coin parce que je n'avais plus de place sur ma bibliothèque (remplie d'ouvrages de Kant et Hegel vous comprenez...).

 

Je plonge le nez dans le carton, pour voir ce qu'il y a exactement, et je retrouve un livre que je devais lire en cinquième dans le cadre du cours de français, L'Affaire Caïus de Henry Winterfeld.

 

Je ne sais plus de quoi ça parle exactement. D'ailleurs, je m'en fiche un peu. Mais j'ouvre quand même le bouquin, je le feuillette rapidement, et je tombe sur un "dossier" sur l'oeuvre. "L'Affaire Caïus, une aventure policière dans la Rome antique". Ah bah c'est un truc policier, c'est pour ça que je ne me rappelle plus de l'histoire... Et là je trouve un truc intéressant:

 

Définition du mot "latin" dans le Dictionnaire des idées reçues de Flaubert:

 

Langue naturelle à l'homme ;

 

Gâte l'écriture;

 

Est seulement utile pour lire les inscriptions des fontaines publiques;

 

Se méfier des citations en latin: elles cachent toujours quelque chose de leste.

 

Alors là j'ai été surprise... Moi qui ne supporte pas Flaubert ("Un coeur simple" m'a tout simplement écoeurée), et bien j'ai trouvé cette définition digne d'intérêt. Je décide donc d'y réagir:

 

Langue naturelle à l'homme: euh, je ne crois qu'il en existe. Et s'il y en a une, ce n'est certainement pas le latin; l'homme en général est bien trop con pour manier naturellement une si noble langue (quoique le bas-latin...).

 

Gâte l'écriture: non mais tu déconnes? C'est ce qui annoblit l'écriture, le latin!

 

Est seulement utile pour lire les inscriptions des fontaines publiques: et pour avoir Ulm aussi... et pour plein d'autres choses mince! C'est quoi cette vision limitée de la fonction du latin?  

 

Se méfier des citations en latin: elles cachent toujours quelque chose de leste: pff, toujours à chercher du cul partout... remarque, ça peut s'appliquer à la citation "bis repetita placent"... mm...

 

J'adore le latin... et le fait que cette langue soit en proie à des idées reçues depuis de si longues décennies m'afflige.

 

En conclusion: ça y est, c'est sûr, je vais rater mon hypokhâgne (ben avec le pc dans ma chambre...).

 

 

En prépa, on ne fait pas que de travailler.

Par piperatapuella :: 28/10/2007 à 3:36

Eh oui, il existe des cours spécialement-faits-pour-rattraper-son-sommeil, comme le cours de philosophie.

 

Dès le premier cours, j'ai su que je n'apprendrai rien en philo cette année. Dès le deuxième, j'ai fait mes versions de latin. Et pendant le dernier cours, j'ai lu un numéro de Glamour avec deux copines (personnellement je préfère Marie-Claire, mais bon); un article sur la masturbation féminine a particulièrement retenu notre attention. Je tiens à préciser que nous étions situées au premier rang et que notre lecture était (bien sûr) très animée. Si j'avais été professeur, je n'aurais pas pu supporter une telle attitude, j'aurais renvoyé du cours et sévèrement sanctionné les trois viles étudiantes. Notre professeur nous a simplement adressé un regard réprobateur, et a continué son "cours".

 

Ah, ce cher professeur de philosophie... qui m'a mis 11 en khôlle simplement parce que je lui ai révélé mes origines qui se trouvent être les mêmes que celles des enfants qu'ils adoptés, en bon chrétien.

 

C'est peut-être ça son problème: le fait d'être chrétien (un vrai quoi, un pratiquant catholique qui ne doit jamais manquer la messe, qui doit prier à table et qui doit connaître l'Ancien Testament en hébreu et le Nouveau en grec par coeur). Il est trop gentil et peut être facilement abusé. Et surtout, il ne sait pas enseigner.

 

C'est ce que je déplore dans notre beau système: le peu d'importance accordée à la pédagogie aux concours de l'enseignement (surtout l'agrèg). ON S'EN FOUT. Pourtant, je me fiche d'avoir un prof qui a fait Ulm et qui a eu l'agrégation. Je serais ravie d'avoir un professeur certifié qui puisse m'aider dans cette discipline qui m'échappe (oui, je suis à ch** en philo, je ne sais pas penser). On a maintes fois tenté par le passé de faire virer mon professeur de philo (il y a eu des pétitions, des élèves ont contacté le rectorat...): ces démarches ont bien sûr été infructueuses.

 

Et moi je désespère de comprendre un jour l'Etre et le néant...

L'admission en prépa.

Par piperatapuella :: 28/10/2007 à 2:53

 

C'est sur ce site, admission-postbac, que tout se concrétise...

 

Tout? Notre volonté de faire une prépa.

 

Je regarde de nouveau la jeune fille, tout à droite sur la photo. Elle a l'air heureux. Comme si elle venait d'apprendre qu'elle avait été admise dans l'établissement de ses rêves. Et je me rappelle à quel point j'avais été triste, ce 5 juin, en apprenant que seul mon 7ème voeu m'avait acceptée. Moi je pleure, et cette fille sourit, comme pour me narguer. La situation devait être burlesque.  

 

Mais à présent, je souris à mon tour. Parce que finalement, mon 7ème voeu n'est pas si nul que ça. Les autres hypokhâgneux et les khâgneux sont géniaux. Les profs aussi (enfin, en général...). Quelques ECE sont mignons. Pour l'instant, je me débrouille, en travaillant beaucoup certes, mais en n'ayant aucune pression (du moins jusque là). En plus, il y a un micro-ondes dans notre salle.

 

Tout ça pour dire à tous les prépateux qui n'ont pas eu le lycée qu'ils voulaient absolument qu'on peut très bien se plaire là où on a été pris, et qu'on n'est pas forcément une grosse merde qui ne réussira jamais sa vie. Dans mon lycée, les majors ont Sciences po Paris et l'ESSEC. Alors, avec de la persévérance... on est capable de grandes prouesses (je ne tiendrai probablement pas le même discours quand je me serai rétamée à tous les concours dans deux ans, m'enfin! C'est vraiment ce que je pense là, tout de suite).

 

 

Premier article.

Par piperatapuella :: 28/10/2007 à 2:17

Blog d'une étudiante inconsciente qui a choisi de faire une hypokhâgne.

 

En fait, ce blog est né d'une lubie qui lui a pris un soir d'octobre à 02h57. Il faisait froid, elle se faisait chier, alors elle a décidé de créer un blog où elle oublierait quelques minutes par jour que la prépa c'est métaphysiquement bien mais formellement merdique.

 

En gros, ce blog est une chronique de la vie (?) que je vais mener pendant deux ans.

 

Bonne lecture...

La vraie vie est ailleurs... - Blog créé avec ZeBlog